Les toilettes ne valent guère mieux : des trous crasseux qui se bouchent et débordent dès que la fosse, de l’autre côté de l’enceinte de la prison, doit absorber pluies et détritus ensemble. La chaleur, seule constante, rend l’air irrespirable pour peu que l’on approche à moins de cinq mètres. Ce quartier de la prison est ainsi construit que les toilettes s’ouvrent sur le passage qui mène à la cuisine et à la cheminée.
Enfin, les éviers bétonnés servant à laver indifféremment linges, aliments et torchons ; ont été conçus sans système d’écoulement. Les femmes pataugent dans les eaux usées dès qu’elles ont à accomplir l’une de ces tâches. La rigole - qui fait office d’égout à ciel ouvert et qui traverse le quartier de part en part - foisonne de moustiques, de microbes. Il n’est pas rare que les bébés y tombent en jouant.
Cette situation est aussi pénible qu’il est possible de l’imaginer. Aucun traitement efficace contre leurs mycoses et leurs maladies gynécologiques ne peut réussir tant que ces structures ne seront pas rénovées.
C’est notre prochain objectif :
Finir de rendre les conditions de détention des femmes conformes au maintien de leur santé.
Rendre leur espace de détention plus vivable et moins dangereux pour leurs bébés, pour elles-mêmes.
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