
Le dispensaire . ©AOE
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Le début, c’est septembre 2005. Jean- Michel part en vacances, avide et curieux d’une Afrique dont il ne sait que peu de choses. Les vacances se passent, agréables et douces. Au moment de repartir, il s’arrête dans la capitale. Il y fait la connaissance d’un religieux suisse, aumônier de la prison depuis plus de 30 ans. Jean-Michel demande à y être introduit. Cette expérience le marque au point que, chaque jour, il va y retourner en apportant aux prisonniers ses compétences de médecin.
De retour en Europe, il veut poursuivre son action. Il en parle autour de lui. Il s’organise, mobilise sa famille, ses amis, ses patients. Il écrit un premier témoignage. D’autres suivront 1. Il récolte des fonds 2, des médicaments 3.
En mai 2006, il repart. Ses enfants l’accompagnent. Sur place, il réorganise le dispensaire, met sur pied une équipe d’infirmiers parmi les détenus. Mahalia, sa fille, vit la révélation de cet univers avec la même intensité que son père. Elle va travailler à tout ce qui n’est pas directement médical : prendre des mesures d’hygiène, identifier et évaluer le degré d’urgence relatif à chaque problème ; distribuer pain, savons, brosses à dents, vêtements,... Elle visite les différents quartiers, va vers les détenus, écoute leur détresse ; leurs espoirs. Elle imagine avec eux les moyens d’améliorer leur condition. Pour ce faire, elle organise à son tour une équipe relais dans et hors de la prison.
Père et fille sentent le besoin de créer une ASBL. Ils veulent bouger et faire bouger avec d’eux. Ils contactent plusieurs organisations; s’informent sur les personnes qui ont entreprit des expériences semblables à la leur. Leurs soirées, leurs moments libres ; ils les consacrent à l’association (fondée début septembre). Mahalia convainc – sans peine – son ami de toujours, Chafik (économiste), à les rejoindre. Ils se répartissent les tâches en fonction de leurs compétences. Le réseau de contacts, en Europe et en Afrique, se développe. Ils retournent là-bas, précisent leur action. Des écoles sont impliquées dans des collectes pour les mineurs de la prison, un site Internet est créé et… Cette belle aventure n’est encore qu’à son début ! |