A l'ombre de l'Espoir
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AOE  Que faisons-nous ?

1. Pour lire ses témoignages, voir ici.

2. Nous nous engageons au pari un peu fou de consacrer l’intégralité de l’argent reçu aux prisonniers. En effet, nous avons la conviction que, ce faisant, les donateurs seront d’autant plus disposés à soutenir notre action. Les résultats obtenus nous donnent raison. Pourtant il s’avère difficile de continuer cette politique tandis que notre action prend de l’ampleur. Notre ambition pour 2008 est d’obtenir des fonds publics afin de contribuer à nos dépenses. Mais un de nos souhaits, tant que nous sommes une petite structure, est de respecter cet engagement de départ vis-à-vis de ceux qui nous soutiennent. Si nous ne devions pas parvenir à obtenir ces financements, nous serions contraints de prélever 10% de ces dons pour notre fonctionnement.

3. Pour ce deuxième voyage, il aura déjà récolté 25 kilos de médicaments et près de 5.200 €.

le dispensaire
Le dispensaire . ©AOE

Le début, c’est septembre 2005. Jean- Michel part en vacances, avide et curieux d’une Afrique dont il ne sait que peu de choses. Les vacances se passent, agréables et douces. Au moment de repartir, il s’arrête dans la capitale. Il y fait la connaissance d’un religieux suisse, aumônier de la prison depuis plus de 30 ans. Jean-Michel demande à y être introduit. Cette expérience le marque au point que, chaque jour, il va y retourner en apportant aux prisonniers ses compétences de médecin.

De retour en Europe, il veut poursuivre son action. Il en parle autour de lui. Il s’organise, mobilise sa famille, ses amis, ses patients. Il écrit un premier témoignage. D’autres suivront 1. Il récolte des fonds 2, des médicaments 3.

En mai 2006, il repart. Ses enfants l’accompagnent. Sur place, il réorganise le dispensaire, met sur pied une équipe d’infirmiers parmi les détenus. Mahalia, sa fille, vit la révélation de cet univers avec la même intensité que son père. Elle va travailler à tout ce qui n’est pas directement médical : prendre des mesures d’hygiène, identifier et évaluer le degré d’urgence relatif à chaque problème ; distribuer pain, savons, brosses à dents, vêtements,... Elle visite les différents quartiers, va vers les détenus, écoute leur détresse ; leurs espoirs. Elle imagine avec eux les moyens d’améliorer leur condition. Pour ce faire, elle organise à son tour une équipe relais dans et hors de la prison.

Père et fille sentent le besoin de créer une ASBL. Ils veulent bouger et faire bouger avec d’eux. Ils contactent plusieurs organisations; s’informent sur les personnes qui ont entreprit des expériences semblables à la leur. Leurs soirées, leurs moments libres ; ils les consacrent à l’association (fondée début septembre). Mahalia convainc – sans peine – son ami de toujours, Chafik (économiste), à les rejoindre. Ils se répartissent les tâches en fonction de leurs compétences. Le réseau de contacts, en Europe et en Afrique, se développe. Ils retournent là-bas, précisent leur action. Des écoles sont impliquées dans des collectes pour les mineurs de la prison, un site Internet est créé et… Cette belle aventure n’est encore qu’à son début !


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