1. Santé, hygiène, intérêt général et pouvant être au maximum réalisés sous notre contrôle direct durant nos séjours sur place.
2.Il y a actuellement 4 bébés de 0 à 15 mois dans la prison, incarcérés avec leur maman. Certains y sont nés, d’autres y sont arrivés par la suite. En juin 2007, 2 bébés de plus naîtront sans que leurs mères n’aient eu consulté de gynécologue.
3. Voir témoignages de Mahalia ainsi que le dossier complet du projet (disponible sur simple demande écrite au siège de l’association ou par e-mail).
Nous avons, dans un premier temps, identifié une série d’actions à mener pour améliorer les conditions de vie en détention. Nous les avons ensuite subdivisées en projets, eux-mêmes classés par ordre de priorité1. Nous vous les soumettons ici en quelques mots (leur version complète sera prochainement téléchargeable) :
Du nom d’un des bébés actuellement en détention2. Francis a 14 mois. Il est arrivé en prison avec sa maman à l’âge de 1 mois. Il nous a particulièrement ému pour son absence de sourires et son absence de larmes.
Restaurer le quartier des femmes et des bébés est notre priorité. Ils sont en ce moment les plus exposés (cancer, leucémie, perte de vision, …). En effet, le système d’aération est inadéquat. C’est pourtant chez eux que les repas sont préparés pour plusieurs centaines de détenus. Un feu3 est alimenté jour et nuit. Les types de combustibles disponibles ne sont pas toujours sans risques pour leur santé. Dès lors, des fumées toxiques sont libérées sans que les détenues ne puissent s’y soustraire.
A ce premier problème s’ajoute celui des égouts (à ciel ouvert) qui traversent leur quartier. L’eau et les détritus stagnent ; entraînant un surcroît de malaria. C’est une mesure d’hygiène prioritaire que de drainer et de fermer cette canalisation.
Enfin, il n’y a que deux douches et trois toilettes pour environs 130 femmes et bébés. Elles souffrent dans leur immense majorité de cystites et de mycoses variées, faute de sanitaires décents.